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Installez-vous en terrasse...
Versione integrale dell'articolo su LTI - Les Tendances Internationales 18 (05 2009)

Une jolie carte à jouer pour une majeure capacité d’accueil et pour combler l’éventuel manque à gagner dû à l’interdiction de fumer dans les lieux publics
Plus que le simple joker du mois d’août, la construction d’une terrasse est un élément qui séduit les clients. C’est un potentiel lucratif à envisager absolument si l’emplacement le permet ou à exploiter au mieux si l’établissement en est déjà doté. C’est, en tout cas, la réponse qu’offrent nombre de professionnels face à la demande croissante de consommateurs aspirant à l’air libre. Et il ne s’agit pas uniquement de fumeurs en quête de nicotine, mais d’une très grande majorité de consommateurs qui préfèrent souvent la convivialité d’un café en terrasse. Pour répondre à cette attente, le métier a dû évoluer, les professionnels se sont spécialisés, et l’on trouve aujourd’hui des solutions capables de réunir à la fois la qualité que recherche le propriétaire et le confort qu’exige la clientèle. Les réalisations les plus prisées sont actuellement les agencements en bois habillés d’espaces verts savamment étudiés. Une préférence qui s’explique pour plusieurs raisons : la pose, plutôt rapide, n’entraîne pas nécessairement de gros travaux et l’aspect chaleureux et sophistiqué du rendu final plaît beaucoup.
Alain Villafines, concepteur du système Woodclip, un système de fixation de lames de bois non apparent, formule ainsi sa définition de la terrasse : “ C’est une pièce à vivre au sens propre, un prolongement de l’intérieur à l’extérieur. Elle doit impérativement reproduire l’ambiance de l’établissement, son caractère, son standing. ” La société Woodclip privilégie les bois exotiques comme le teck, l’ipé, le padouk ou l’itauba : “ Des matières plus denses, plus faciles à travailler, qui présentent une longévité et un confort inégalés ”, poursuit Alain Villafines.
Timbertech propose des agencements en bois composite ; très adapté aux lieux à fort passage, il est composé à 50% de fibre de bois recyclé et de polyéthylène vierge (une résine thermoplastique particulièrement résistante). “ Nous avons mis au point une gamme de lames de terrasse spécialement conçue pour le CHR. Elles résistent aux rayures, aux taches et aux moisissures et sont classées A contre la propagation des flammes.C’est une alternative au bois traditionnel ”, explique Patrick Epstein, directeur France de Timbertech.
Pour réaliser une terrasse, la démarche est plutôt simple. Mieux vaut toutefois interroger la municipalité afin de connaître la règlementation locale. La demande est d’abord analysée par des professionnels qui étudient autant les souhaits et les exigences du propriétaire que leur faisabilité en termes techniques : accès, pente, dénivelé, étude de la résistance des matériaux... Avant l’ouverture du chantier, une attestation de garantie décennale doit être fournie, puis les travaux peuvent commencer. Les différents corps de métier interviennent une fois la base montée : “ Nous faisons très régulièrement appel à des paysagistes ; il est primordial de jouer sur les formes, les volumes et les couleurs. Nous collaborons également avec des maçons, des carreleurs et des charpentiers ”, reprend Alain Villafines.
L’entretien pourrait en dissuader certains, mais l’évolution des techniques de pose et des matières utilisées ont rendu ce souci presque obsolète : “ TimberTech apporte une solution très intéressante au problème de l’usure et de l’entretien, précise Patrick Epstein. Nos produits ne nécessitent pas d’entretien particulier et répondent donc parfaitement aux exigences des professionnels. ” Concernant les lames en bois véritable, elles peuvent être huilées, afin d’en conserver la couleur d’origine et de protéger ultérieurement le bois, ou laissées naturelles. “ Avec le temps, et sous l’effet des UV, le bois grisera et perdra sa couleur d’origine. Une fois cet effet obtenu, il est possible de protéger le bois par huilage. Il est préférable de laver la surface une à deux fois par an, plutôt à basse pression. Cela permet de rafraîchir la couleur et d’éliminer toutes les mousses, lichens et champignons qui, bien qu’invisibles, pourraient rendre la terrasse glissante ”, ajoute Alain Villafines.
Pour une terrasse en bois composite, il faut compter entre 80 et 110 euros au mètre carré tandis que, pour une terrasse en bois exotique, il faudra débourser entre 150 et 240 euros pour la même surface. Une bonne opportunité pour augmenter la capacité d’accueil de son établissement à moindre coût.
